PLU de la commune de Laroque
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COMPTE RENDU DE REUNION : 19 juin 2007 en Mairie
PRESENTS :
Pour la commune :
M. CHANAL, Maire de la commune
M. ALLEMAND, Adjoint
M. CARRIERE, Adjoint
Mme PEREZ, Adjointe
M. RASCHBICHLER, Adjoint
M. FANCHOMME, Adjoint
Pour les personnes publiques associées :
Mme SCHOENIG, DDE SATE
M. COMBERNOUX, DDE SATE APT
M. FERRE, Conseil Général 34
M. POURCEL, Conseil Général 34
Mme TOURVEILHE, DDAF
M. ENJALBER, SDIS
Pour le chargé d’étude :
M. SILVENT, Atelier du Grec
Mlle DELAFONT, Atelier du Grec
Mme CAILLIBOTTE, AoRhe’
OBJET :
Réunion informelle de présentation synthétisée de l’état initial de la Commune et des
orientations de développement et d’aménagement envisagées par la commune.
DEROULEMENT DE LA REUNION :
La présente réunion a été l’occasion d’exposer l’état des lieux de la commune, les atouts et
les dysfonctionnements ainsi que les orientations de développement souhaitées.
Une présentation sommaire de l’état initial a été réalisée, elle comprend à la fois l’état des
lieux et les perspectives d’évolution.
1. Présentation de la commune :
La commune de Laroque est située à 44 kilomètres de Montpellier et à 19 Km du Vigan. Elle
a une superficie de 672.50 hectares. Le village ancien est situé sur un promontoire. La
commune appartient à la Communauté de Communes Cévennes Gangeoises et
suménoises. Cette Communauté de Communes compte 13 communes dont 9 dans le
canton de Ganges et 4 dans le canton de Sumènes.
2. Les données générales (statistiques. Sources : INSEE recensement 1999) :
La commune de Laroque compte actuellement : 1338 habitants. La population connaît une
croissance à peu près constante depuis 1982. Un taux de croissance de 2.2% par an.
Vieillissement relatif de la population. La tranche des femmes de 40-59 ans est la plus
représentée. Quasi parité entre les femmes et les hommes dans toutes les tranches d’âges.
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Les femmes sont plus nombreuses au-dessus de 75 ans. Les ménages en couple sont
majoritaires. La population active représente 450 habitants. La commune compte 92
chômeurs soit un taux de 20.5 %. Une très forte proportion de retraités et d’inactifs. La part
des agriculteurs est très faible.
Il est important de signaler que ces statistiques remontent à 1999. Or la Commune signale
qu’aujourd’hui, la situation de la commune a évoluée notamment en matière de
démographie. Il est donc nécessaire d’acquérir les chiffres actuels pour avoir une perception
plus juste de la situation.
3. Analyse de l’état initial de l’environnement :
La commune de Laroque a une situation interdépartementale entre Hérault et Gard. Située
entre le Mont Méjean, les contreforts de la Montagne des Cagnasses, la plaine de
Montoulieu, le Taurac massif boisé, les puechs et les collines locales et la plaine urbanisée.
La commune est composée de 4 ZNIEFF liées aux paysages de qualité (ripisylve, gorges de
l’Hérault, plateau du Taurac et la plaine) et d’une ZICO.
Hiérarchie de la voirie : Le développement de la commune s’est fait le long du maillage
viaire. Le territoire de Laroque est composé par une RD 986 qui permet de relier Montpellier-
Laroque- Ganges- St Hippolyte du Fort, une RD 115 qui traverse transversalement Est- Nord
Ouest la commune. Un réseau secondaire se dessine sous la forme de doigt de gant allant
du centre ancien vers le Nord de la commune. Il permet de desservir l’ensemble des
habitations. L’analyse de la traversée urbaine de Laroque permet de définir différentes
séquences : les entrées de ville Nord et sud, l’entrée de village au niveau du centre ancien
avec une série de façades historiques, la séquence Mairie- centre commercial, centre
commercial- pratiques touristiques, rond point de Tivoli- Cave coopérative. Quelques points
sensibles ont été précisés au niveau des accès, des croisements et le manque de lisibilité et
de sécurité.
L’eau : 3 cours d’eau importants : Le fleuve l’Hérault, le ruisseau de Merdanson et le
ruisseau d’Aubanel. La commune comprend une zone inondable importante. PPRI prescrit
en Mars 2000 et approuvé en Décembre 2001. Objectif : tenir compte du phénomène
d’inondabilité. La station d’épuration a une capacité de 1500 Equivalents Habitants. Cette
capacité est actuellement insuffisante. Il sera donc nécessaire d’augmenter la capacité de
traitement des eaux usées. Une nouvelle station d’épuration est en projet, sa capacité sera
de 1900 EH. Un Schéma d’Assainissement a été réalisé et montre les différents secteurs
plus ou moins favorable à l’assainissement autonome et les secteurs en assainissement
collectif.
La topographie : La commune est marquée par un fort relief au niveau du Taurac et un
paysage de plaine ponctué de petits puechs.
La végétation : garrigue et de ripisylve de cours d’eau. Des boisements viennent ponctuer
l’espace de la plaine. La voie principale est soulignée d’alignement de platanes qui viennent
structurer l’espace urbain.
L’espace agricole : Un faible partie du territoire est agricole, 50% sont des forêts et des
milieux semi-naturels.
Fonctionnement urbain :
- Repérage des sites patrimoniaux
- Développement du réseau viaire à l’échelle du grand territoire.
- Réseau viaire à l’échelle du grand territoire
- Evolution et historique des déplacements
- La desserte urbaine et les entrées de ville
- Rappel de la hiérarchie viaire et des points sensibles
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- Analyse de la centralité
- Réflexion sur le stationnement : Bien qu’il soit noté la présence de poches de
stationnement, il est important de remarquer qu’un besoin pour les riverains et les activités
de tourisme est nécessaire. Monsieur le Maire précise que deux espaces vont être dédiés au
stationnement : derrière la mairie et à proximité du centre ancien
- Equipements scolaires : Pas d’école sur la commune mais transport scolaire. Equipements
sportifs présents, cave coopérative, centre commercial, cimetière, fabrique de chaux, salle
des fêtes, château et églises.
Servitudes d’utilité publique : 4 servitudes viennent contraindre le territoire : PM1 liée à la
zone inondable, A1 protection des bois et forêt (PM, cette servitude ayant été abrogée), AC1
protection des monuments historiques, AC2 protection des sites et monuments naturels.
Le bruit : La RD 986 est répertoriée en catégorie 3 du classement sonore des infrastructures
terrestres du département ( largeur maximale des secteurs affectés par le bruit de part et
d’autre de l’infrastructure : 100 mètres).
La morphologie du bâti : La commune est composée d’un centre ancien très dense au
niveau du rocher où il existe une richesse patrimoniale à préserver, une urbanisation le long
de l’axe routier dont le tissu urbain est discontinu avec une forte densité et enfin une grande
partie du territoire est consommée par un mitage.
4. Bilan du POS
I
l a été comptabilisé environ 115 hectares d’espaces construits dans les limites du POS
actuellement en vigueur et environ 30 hectares non construits.
5. Les orientations d’aménagement
Suite aux différentes réunions de travail, La commission d’urbanisme a calé une hypothèse
de travail sur le développement démographique sur un taux annuel de développement situé
entre 2.1% et 2.4% par an. Avec un taux de croissance annuel moyen de 2.1%, la population
totale à terme du PLU (2015) compterait 1 613 habitants, soit 275 de plus qu’en 2006. Ce qui
engendre 680 logements. Pour un taux de croissance de 2.4% la population supplémentaire
serait de 318 habitants. Ce qui engendre 790 logements supplémentaires.
La volonté exprimée par les élus est de privilégier le cadre de vie actuel du village en ne le
dénaturant pas par une urbanisation qui ne serait pas en harmonie avec l’existant.
De plus les contraintes physiques, environnementales et techniques imposent une grande
vigilance dans le développement afin notamment de ne pas rendre obligatoire une extension
de la station d’épuration dans les conditions de contraintes actuelles.
Dès lors le développement urbain pourrait se faire de façon douce en confirmation ou
accompagnement des secteurs urbanisés.
Ceci n’obère pas toutefois une possibilité ultérieure de développement plus volontaire
notamment dans le cadre d’une réflexion élargie aux urbanisations des communes voisines.
Les secteurs identifiés se répartissent suivant les conditions d’aménagement qu’ils peuvent
accepter, et les vocations en terme de zones urbaines ou rurales.
Les secteurs urbains :
La Commune pourrait se développer suivant plusieurs axes repérés à partir du village ancien
classé :
· Le secteur d’habitat et de services de densité forte localisée à l’Ouest est
essentiellement pavillonnaire et en grande partie occupée. Il est situé en
continuité de l’espace occupé par la fonction centrale qui englobe la Mairie, situé
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en zone inondable. Les constructions sont desservies par un assainissement
collectif en eaux usées. On note la présence de commerces et une intention de
développement de ces commerces. La Commune souhaite également y implanter
des équipements publics. Ce secteur pourrait être confirmé dans cette vocation.
· Le secteur d’habitat situé au Nord est constitué d’un tissu urbain lâche et très
diffus dont l’origine tient plus particulièrement à la topographie chahutée qui a
imposé un assainissement autonome dans la majeure partie du site. Cette zone
est de plus totalement séparée des autres secteurs par une zone inondable
importante. Elle est de plus construite en quasi-totalité dans des conditions
d’accès et d’équipement souvent difficiles. La volonté de la Commune est de
maintenir la morphologie générale du site en mettant en oeuvre toutefois les
conditions d’une meilleure organisation sur le plan fonctionnel et de réalisation
des équipements. Pour ce faire la zone serait ouverte à l’urbanisation sous
réserve que les accès, l’alimentation en eau potable, l’assainissement en eaux
usées et en eau pluviale, ainsi que la dimension minimale de surface imposée par
la réalisation d’un assainissement autonome soient respectées. A noter que cette
zone comprend un secteur inaccessible en période d’inondation, et que la
condition supplémentaire d’urbanisation de ces terrains serait l’obligation de
respect des normes de sécurité imposées par les services de sécurité. De plus le
boisement existant se verrait inscrit en espace boisé classé.
· Au Nord Est, existe également une zone d’habitat diffus lâche non desservie par
un assainissement collectif. La situation est identique à celle de la partie Nord et à
ce titre serait éventuellement urbanisable dans les mêmes conditions de respect
des normes de dessertes en équipements divers. La volonté de la Commune
serait d’étendre l’urbanisation de part et d’autre de la RD 115 sur cette zone pour
des raisons tenant au constat d’abandon des terrains, à la présence d’équipement
en eau potable, électricité, notamment qui permettrait de rentabiliser
l’investissement réalisé par la Commune dans ces secteurs, et à la réalisation
d’un maillage viaire donnant entre autre la possibilité de débloquer les zones
rendues inaccessibles par inondation et permet accès aux activités agricoles mas
du Pin et mas du Cambezard). Cette urbanisation ne pourrait être réalisée que
sous forme d’individuels diffus puisque non raccordable à la station d’épuration.
· Ces trois secteurs couvriraient approximativement les besoins exprimés par la
croissance démographique envisagée.
· Au Nord-Ouest, la Commune présente un potentiel de développement, qui bien
que ne s’inscrivant pas dans une projection à court ou moyen terme offre de par
sa situation privilégiée au confluent de trois Communes en devenir un espace qui
doit à terme jouer un rôle fédérateur et structurant de premier ordre dans
l’aménagement concerté et volontaire à l’échelle intercommunale. Dans l’état
actuel des prévisions, notamment de développement démographique sur la
Commune le projet doit faire l’objet d’un examen dans une globalité de
développement, mais la conjonction des besoins dans un cadre supra communal
peut amener une réflexion et une mise en oeuvre plus rapide que ressentie
aujourd’hui, et conduire à une organisation d’ensemble, concertée et réalisable
dans le cadre d’un projet global après une révision du document d’urbanisme en
vigueur.
Les secteurs ruraux
Secteur agricole
On note la présence de domaines agricoles importants dont la vocation ne saurait être
remise en cause à court terme. D’autre part, la commune est consciente de l’intérêt des
zones de maraîchage qui tirent leur richesse de la présence de la zone inondable de
l’Hérault. Elle souhaiterait pouvoir conserver cette vocation. Tout en ne fermant pas la porte
à un aménagement lié à l’existant.
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Il a été noté une interrogation par rapport au secteur agricole à proximité de la zone
inondable.
Secteur naturel
La Commune dispose d’un capital environnemental de qualité constitué de paysages, de
boisements classés, de cours d’eau, de protections diverses, qu’elle souhaite non seulement
conserver mais également valoriser ; ce à quoi elle s’appliquera volontairement. D’autre part
la présence de zones à risques impose une prudence certaine dans les développements
urbains ainsi qu’en zone non urbanisable.
REMARQUES DES PERSONNES PUBLIQUES ASSOCIEES :
Les secteurs urbains :
M. POURCEL du Conseil Général 34 réagit suite à la présentation des possibilités
d’extension et de restructuration urbaine de la commune. Il indique la nécessité de travailler
sur une densification du tissu urbain pour permettre une certaine économie et gestion de
l’espace. Dans un même temps il note qu’il serait intéressant de permettre un
assainissement collectif basé sur la mise en oeuvre d’une opération d’ensemble, permettant
de gérer le projet, sa desserte, son développement et les conséquences sur l’environnement
urbain ou rural. Dans un projet basé sur un développement de l’individuel les possibilités de
gestion et de cohérence sont beaucoup plus limitées.
Mme SCHOENIG de la DDE tient à faire remarquer à Monsieur le Maire que son projet
engendre une extension supplémentaire de son urbanisation et qu’il serait intéressant de se
concentrer sur ce qui est déjà en place et de l’améliorer plutôt que de vouloir consommer
encore de l’espace pour reproduire ce qui existe déjà et qui ne correspond pas aux règles de
la Loi SRU.
Monsieur le Maire tient à exprimer son désaccord sur ces remarques. En effet, pour lui il est
impensable de pouvoir densifier et créer une opération groupée sur son territoire communal
car il n’y a ni espace, ni possibilité de réaliser autre chose que de l’assainissement autonome
du fait de la morphologie du territoire et du souhait de conserver un développement
harmonieux de la commune. Monsieur le Maire veut préserver la commune de toutes
difficultés liées au problème du pluvial. L’objectif premier de la révision du POS en PLU était
de pouvoir gérer les différents problèmes qui émergent au quotidien et pouvoir les maîtriser.
I
l est noter par la quasi-totalité des PPA qu’il serait plus intéressant d’envisager à terme un
développement de la partie Ouest du territoire en cohésion d’intercommunalité que de
développer la partie Est de la commune qui n’agit pas réellement en cohérence urbaine.
I
l a donc été conseillé de ne pas aller dans ce sens mais plus de réfléchir sur un projet
d’ensemble à très long terme sur la partie Ouest du territoire communal.
I
l a été également rappeler l’importance accordée par la SRU à la mixité social et urbaine clé
du développement concerté et accessible à tous, jeunes ou moins jeunes soucieux de
trouver sur place la réponse à leurs attentes, et afin de permettre aux « enfants du pays » de
pouvoir rester sur place. Monsieur le maire fait part des projets en cours pour répondre à
cette demande (Cure 3 appt., Ancienne maison Michelle 2 appt.).
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Les secteurs ruraux :
L’espace agricole : Madame TOURVEILHE a indiqué qu’il n’était pas obligatoire d’organiser
une réunion avec les agriculteurs. Par contre il est nécessaire que la commune prenne
connaissance des éventuels projets pour pouvoir les intégrer dans le PLU.
Ne pas oublier que la commune est touchée par la Loi Montagne :
« La loi Montagne reconnaît la spécificité d’un espace, de son aménagement et de sa protection. Elle
définit la montagne comme une zone où les conditions de vie sont plus difficiles, freinant ainsi
l’exercice de certaines activités économiques, entre autre lié à l’altitude, aux conditions climatiques et
aux fortes pentes. Chaque zone est délimitée par un arrêté interministériel. Elle est une loi
d’aménagement et d’urbanisme et a pour but de permettre aux populations montagnardes de vivre et
de travailler dans leurs régions en surmontant les handicaps naturels, économiques et sociaux :
- en facilitant le développement de la pluri-activité par complémentarité
- en développant la diversité de l’offre touristique
- en protégeant et en valorisant le patrimoine naturel et culturel
Différents dispositifs de la loi Montagne participent à la protection du patrimoine naturel et culturel :
- en définissant une spécificité naturelle et culturelle propre à chaque massif et en la valorisant
- en maîtrisant l’urbanisme : construction en continuité ou en hameau nouveau intégré, non
constructibilité dans certain cas
- en maîtrisant et en contrôlant le développement touristique grâce à la création d’UTN (Unité
Touristique Nouvelle) »
Fait à Palavas le 18 juillet 2007
Pour le chargé d’étude.
Document diffusé aux présents