Laroque-Aynier
Découvrez son patrimoine, son histoire avec :
L'association de sauvegarde et de la mise en valeur
de la chapelle Saint-Jean et du patrimoine historique de Laroque-Aynier

Association loi 1901 n° 0343007546
Tél. : 04.67.73.62.63 - Mairie : 04.67.73.82.36
Un village à découvrir
Voici le récit de son histoire à travers les âges. Ce village médiéval fortifié bâti sur un piton rocheux,
dont le pied borde l'hérault à la sortie des gorges, est un bourg considérable dans les Cévennes ( armorial de languedoc).
Son site stratégique, ouvrant la porte de la plaine languedocienne aux cévennes, permet, en plus, du haut de son donjon-tour (27 m) l'observation circulaire complète de tout l'arrière-pays en contrôlant les entrées et les sorties des diverses vallées. C'est pourquoi ce fut un lieu de vie permanent depuis la préhistoire jusqu'à nos jours, adaptant l'intérêt de sa situation à chaque évolution de la civilisation.
A la Préhistoire, le fleuve Hérault navigable par radeau, était la seule voie d'accès à l'arrière-pays. L'homme de "Cro-magnon" contrôlait ce passage depuis la grotte des lauriers dans la falaise. Pour preuve de son habitat il y a 15 à 20 000 ans, 1 500 objets de vie et 500 outils y ont été trouvés. Existe encore une gravure pariétale de bovin blessé (Auroch), rare dans la région. Dans les 20 000 habitants en france à cette époque, il y avait déjà des Laroquois. Plus tard, vers 7 000 ans avant J.C., les moutons arrivant dans le midi,à l'état sauvage, trouvèrent d'eux-mêmes la Draille de la Lusette (de St Gelly à l'Aubrac), qui continua d'être empruntée par la transhumance, après la domestcation.
Les phéniciens utilisèrent l'Hérault pour accéder aux mines d'or et d'argent des Cévennes (Fabre d'Olivet), et profitèrent du site pour protéger Ganges, entrepôt de leur trésor (Ganzhi). Des sculptures de chapiteaux prouvent leur influence.
Les Celtes, gaulois, nous ont laissé des dolmens dans les bois du Thaurac, et des menhirs à Ginestous.
Les Gallo-Romains ont utilisé le sommet du rocher comme oppdum. Les légionnaires romains qui ont défriché les terres, habitaient la "Villa Bancal". On retrouve au château des soubassements de l'époque.
Les Wisigoths (VIe, VIIIe siècle) nous ont laissé plusieurs vestiges en pierre : colonnes, bases d'autel, abaque d'arc moyen de chapiteau.
A l'époque Carolingienne (780) Saint-Benoît, abbé d'aniane (fils de Wisigoth), fit construire le prieuré de Saint-Brès, abri pour les voyageurs, ruines à 1 km de Laroque. Des soubassements de maisons du village, en petits moellons de pierre, témoignent également de cette époque.
Le Moyen Age nous laisse tout de même les principaux souvenirs de la vie du village.Le CASTRUM comprenant le donjon-tour du 10e siècle, le corps de logis des 12e et 13e siècle, la chapelle castrale de Saint-Jean du 11e siècle, la demeure seigneuriale, le groupe de maisons romanes : l'ensemble protégé d'une enceinte haute a té le lieu de vie des seigneurs, chevaliers, servantes et travailleurs au château; de la première partie du Moyen-Age. Plus tard, au 14e siècle, le village s'étant étendu jusqu'aux bords de l'Hérault, se sont construits les remparts (enceinte basse) en protection contre les brigands (routiers) apparus pendant la peste noire et la guerre de cent ans. La draille de la Lusette passait dans le village, entre les deux enceintes, rue de la Madeleine actuelle, protégée par deux portes : une à l'Est l'autre à l'Ouest, d'où la possibilité de faire payer l'octroi et de contrôler ce passage obligé. Notons que le Roi Saint-Louis essaya de démilitariser Laroque en faisant écrêter le donjon; mais le Pape Grégoire IX s'y opposa (cartulaire, bullaire de Maguelonne)! Richelieu également fit démolir une petite partie des remparts extérieurs, d'où la rue de la Brèche, pour soumettre les féodaux. L'église paroissiale Sainte-Madeleine fut construite en dehors des remparts, au 12e siècle, et fut réhaussée en 1898 du fait des inondations. La chapelle castrale Saint-Jean a été donnée par les seigneurs en 1155 pour former la paroisse de Laroque. Elle est toujours restée l'âme du village : "La Gleysette" étant protégée par les remparts, le culte parroissial y a été pratiqué pendant les périodes troublées et les guerres de religion. La chaussée formant le plan d'eau alimentant le moulin du seigneur, date du Moyen-Age. La seigneurie de Laroque dépendait de la Baronie de Sauve et du Comté de Toulouse. Les co-seigneurs "De la Roque" ont été à Laroque du 11e siècle à la Révolution ; tout en étant seigneur de la Cadière et de Couloubrines, étant verriers du Languedoc. Les co-seigneurs de Saussan, affiliés au Roi de Majorque, sont restés à Laroque du 13e siècle à la Révolution, et ont offert la cloche fondue par Boirer, en 1630. Laroque n'a rendu hommage au Roi qu'en 1503. Aynier vient du Seigneur Arnaud qui était l'aîné (12e siècle).
La renaissance nous a laissé de belles portes, entre autres une de maître sculpteur, dans les ruelles entre les deux enceintes, ainsi que la demeure seigneuriale restaurée à cette époque avec son grand escalier et sa coquille Saint-Jacques.
La prospérité industrielle du 19e siècle se rappelle à nous par l'imposante FILATURE à l'entrée du village, avec ses quatorze baies en arc plein cintre. Elle fonctionna pendant cinquante ans avec ses 117 bassines. Les frères Valmalle commerçaient avec le japon, échangeant les vers à soie pour éviter la consanguinité. Un projet de réaménagement en pöle régional, culturel, touristique avec hébergement est en cours d'étude.
Actuellement c'est la vocation de ce charmant village positionné au mieux à mi-chemin entre mer et montagne dans un environnement naturel, magnifique, apprécié des touristes. Déjà, il dispose de nombreuses activités ludiques : escalade,renommée des falaises du Thaurac (tous niveaux, toutes hauteurs), canoë-kayak, canyonning, spéléo, V.T.T., randonnées pédestres, pêche, découverte faune et flore. En projet, balisage de sentiers sur le Thaurac avec point de vue sur les gorges de l'hérault.
Auroch - Grotte des Lauriers
Préromane, influence Grecque (Cyclades) et Phénicienne.
Vue Nord


Fer forgé peint, du XVIII, dans habitation ancien relais de poste
La chapelle Saint-Jean
La chapelle Castrale Saint-Jean
a été codifié au XIe S. : du PREMIER ART ROMAN
à décor Lombard complet.
Similaire à celles des Pyrennées orientales d'influence Wisigothique.
En 1155 (voir cartulaire de Maguelone) elle a été donnée par les coseigneurs de La Roque à L'Evêché pour ériger La Roque en PAROISSE.
Plus tard (fin XIIe S.) l'église Sainte Madeleine a été construite hors des fortifications.
Aux périodes troublées du XIe S., protégée par les remparts, elle est redevenue lieu de culte paroissial. Trop exigue elle a été agrandie sur les courtines du château / chapelles latérales gothiques : croisées d'ogives authentique.
A l'époque de la Réforme, l'église Sainte Madeleine ayant été démantelée, elle a continuée d'être Paroissiale, ce jusqu'à la fin du XVIIe.
La nef XIe au XIXe a été peinte au décor de l'époque.
La sacristie est une échauguette militaire : machicoulis devant la fenêtre, angle du mur du donjon.
Au XVIe-XVIIe elle était le lieu de sépulture des Seigneurs de Roquefeuil
Voir tableau de la crucifixion de l'Ecole Française XVIIe : Classé en cours de restauration.
Au XVIIIe Mobilier : autel majeur en marbre multicolore,triptyque du Canon de la Messe enluminé à la main,siége cathedre en noyer, banc des Consuls de 1779, clôture de Choeur en fer forgé.
AU XIXe décor peint de la nef et de la chapelle St-Joseph, vitraux de ST-Tharcicius et St-Philomène exécutés par l'atelier Bergès de Toulouse en 1890.
A remarquer :
Trois colonettes doubles en pierre à chapiteaux sculptés (classées), vraissemblablement les pieds de l'autel de choeur de l'abside XIIe restaurée.
Statues : de la Vierge du XIV et de St-Antoine du XVIIe, classées.
La cloche au sommet du donjon sonnant les heures du village : offerte par les De Saussan, fondue par Bovier en 1630 (classée).
La chapelle est toujours Sacralisée

Armoiries des LA ROQUE

 
Blason de la Roque,
branche aînée
"d'Azur à 3 rocs d'échiquier d'argent"

  ORIGINE : LA ROQUE est un bourg dans les Cévennes, situé sur la rive gauche de l'hérault, dans le diocèse de montpellier, entre Ganges et St Bauzille du Putois. Cette seigneurie a donné son nom a une famille noble(noblesse d'extraction féodale) connue à partir du XIème siècle grâce à Hugues de La Roque qui épousa vers 1090 Guillemette, fille du vicomte de Nîmes et d'Alby et veuve du Vicomte de Béziers.
Puis à partir du XVème, la famille de LaRoque se divisa en trois branches qui essaimèrent en Languedoc, en Auvergne et en Vivarais.
- Branche de Couloubrines (branches dont l'origine est connue depuis le XVème siècle et s'est éteinte au XIXème siècle).
- Branche du Mazel et plus tard celle de Montel (éteinte depuis le XIXème siècle).
-Branche du Vivarais (branche fondée par Pierre de La Roque, au XVIIème siècle,est la seule qui subsiste actuellement).
Elles furent maintenues dans leur noblesse par M. de Bezons, intendant du Languedoc, lors de la vérification des preuves de la noblesse en 1668,1669,et 1670.
LES ARMES : Nos armes sont surmontées d'une couronne de Marquis. L'origine de cette couronne semble remonter au milieu du 18ème siècle. Selon " le code de la noblesse française" il fallait, pour l'érection d'un marquisat, trois baronnies avec leurs châtelleries unies et tenues du roi par un seul hommage.
La branche du Vivarais, a 3 baronnies :
-baronnie d'Aubagnac en Auvergne, depuis 1675 (date du premier mariage de Pierre de La Roque avec N. du Cherry, dame d'Aubagnac de laquelle il hérita de la terre-baronnie d'Aubagnac.
-Baronnie de Mortesaigne en Velay, depuis 1684 (date du troisième mariage de Pierre de La Roque avec Suzanne du Pont de Munas, baronne de Mortesaigne).
-baronnie d'Ozon en Vivarais, depuis 1756 (date à laquelle Baltazar de La Roque acheta la baronnie d'Ozon, formée du domaine des Près et du domaine des Bardons).
ce qui explique la couronne de marquis sur nos armes.
Les LA ROQUE ont une seule devise héraldique et plusieurs blasons. Notre devise " ADVERSIS DURO " veut dire "je fais face à l'adversité" et se rapporte aux armes dites parlantes qui sont les deux rochers. Selon le Catalogue des gentlshommes du Languedoc, repris par l'Armorial du Languedoc de L. de la Roque, ce premier blason est décrit de la façon suivante: D'azur (bleu) à deux rochers d'argent (blanc) posés en fasce (face). Il est également rajouté: alias d'azur au coeur à deux pommes de pin de même (couleur)attachées au coeur par deux cordons de gueule (rouge). Cette dernière description est celle de Saint-Quirin et est sûrement antérieure à la première.Les deux rochers ont été portés par les La Roque du Languedoc (branches éteintes).
Il existe un autre blason depuis un certain Pierre de La Roque (XVIIème siècle) qui a émigré en Auvergne puis en Vivarais et qui a voulu se distinguer des autres branches : D'or (jaune) à un abîme (coeur) de gueules (rouge), auquel sont attachées en pointe, par deux cordons de même, deux pommes de pin en sinople (vert), au chef (partie supérieure de l'écu) cousu d'argent chargé de trois mouches à miel de sable (abeilles noires). Il est encore rajouté : alias d'azur à deux rochers d'argent mises en fasce. Après ces descriptions héraldiques le ton des couleurs et les dessins varient avec les dessinateurs. C'est le cas des cordons portant les pommes de pins qui sont tantôt en bas ou tantôt en haut du coeur.
Du Pont de Munas: Fascé d'or et de gueules au chef d'or chargé de trois corneilles de sable. La famille du Pont, qui possédait en Vivarais les seigneuries de Munas, Oriol, Latour du Chier et la baronnie de Mortesaigne en Velay s'est éteinte par mariage de Suzanne avec Pierre de La Roque en 1684. Celui-ci repris les biens, le nom et les armes de cette famille. Celles -ci sont portées, actuellement, par la famille de Jean de La Roque.


Blason de la Roque
Gentilhommes verriers du Languedoc
"D'Azur à deux rochers d'argent mis en fasce"



Maison du Vivarais
Armes portées par la famille d'Adhémar de La Roque.
Maisons de Couloubrines, Du Mazel et de Montels.
Armes portées par la famille de Maurice de La Roque.



Maison du Vivarais
" Fascé d'or et de gueules au chef d'or chargé de trois corneilles de sable".
Armes portées par la famille de Jean de La Roque.
 

   
   

 

 

 
   
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Toujours en parfaite harmonie avec les initiatives de l'Association
et de son Président, nous soutenons toutes les actions
qui tendent à conforter l'identité et l'âme de notre village.
C'est grâce à la connaissance, à la ténacité que chacun s'anime autour de toutes les découvertes liées à l'histoire de nos pierres. Lorsque son histoire est écrite, la mise en valeur du village devient indispensable imposant simultanément la communication et la transmission de ses richesses.
Le Maire de Laroque-Aynier
Pierre Chanal